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La discrimination dans les medias Lutte contre les discriminations / Prévention la Formation plutôt que le testing

Lutte contre les discriminations / Prévention la Formation plutôt que le testing

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Lutte contre les discriminations

Prévention La formation plutôt que le testing

Prévenir plutôt que croiser le fer devant les tribunaux. L’Association de lutte contre les discriminations Alsace (AldA) prend le virage de la formation et lance trois premières sessions à l’usage des professionnels du champ de l’emploi.


Neuf ans après sa création à Mulhouse où elle a ses bureaux, l’AldA ajoute une nouvelle flèche à son arc. « Nous prenons un virage à visée préventive », expose Djamila Sonzogni, présidente de l’association qui tiendra son AG le 17 avril. Si l’AldA continue d’accueillir les personnes et de les soutenir dans leurs procédures amiables ou contentieuses contre les auteurs supposés de discriminations (lire l’encadré), elle se lance désormais dans l’organisation de formations. « L’idée est de créer une boîte à outils à l’usage des professionnels de l’emploi – DRH, agences d’intérim, employeurs », expose Jacqueline Girardat, seule permanente de l’association. « L’objectif est de permettre aux participants de réfléchir à des formes de réponses appropriées, et de confronter ces pistes à leur réalité professionnelle. » Soutenue par le Fonds Social Européen (Union Européenne) et la Région Alsace, « Prévenir et agir contre les discriminations au quotidien » propose trois sessions de trois jours en juin, juillet et octobre, à Mulhouse, Colmar ou Strasbourg selon les inscriptions.

Une enquête sur les établissements de nuit à Strasbourg


Ce virage pratique qui consacre une politique d’accompagnement des professionnels, l’AldA l’avait amorcé en 2013 à Strasbourg. Elle y a observé – avec l’autorisation de leurs patrons – les pratiques de sélection à l’entrée de trois discothèques du centre signataires de la charte de la qualité de la vie nocturne.

« Le pourcentage de refus varie de 3 % à 9 % selon les établissements. Sur les 98 personnes refusées, 73 % sont des hommes. […] La figure type qui n’est pas souhaitée se caractérise par le fait d’être un homme, de classe populaire ; identifié comme venant d’un quartier, et souvent issu d’une minorité ethnique », constate Jacqueline Girardat. L’idée : contribuer à améliorer les pratiques plutôt que de prendre en faute. « Nous ne sommes pas là en accusateurs, mais pour aider à avancer », conclut Djamila Sonzogni.

AldA : 23, rue Lambert 68 100 Mulhouse. ✆ 0389595099. www.association-alda.org

Des chiffres et des lettres

L’AldA traite de tous types de discriminations, qu’elles soient liées au genre, à l’origine ethnique, au handicap. En 2013, elle a accompagné 55 personnes, qui représentent la partie émergée du phénomène. « Ce sont essentiellement des gens d’un bon niveau intellectuel », constate Djamila Sonzogni. 80 % d’entre elles venaient pour des situations liées à l’emploi, 10 % étaient du domaine de l’accès aux biens, aux services et aux soins. Quant à la causalité, elle est pour 49 % liée à l’origine, pour 10 % au handicap, et un nombre identique de cas (7 %) se rattachent à un état de grossesse, au sexe, aux seniors de + de 50 ans, et à la nationalité.

 

 

Association de Lutte contre les Discriminations Alsace - ALDA
23, rue Lambert - 68 100 Mulhouse
03 89 59 50 99 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

SIRET 4840 12075 00012

logounionL’Union Européenne participe au financement de ce projet par le FSE. Ce soutien est à l’origine de la restructuration du site et de la création de nouvelles ressources pratiques en matière de lutte contre les discriminations.