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LA VIE D'ALDA Assemblées générales Discriminations: l'Alda "turbine" plus que jamais

Discriminations: l'Alda "turbine" plus que jamais

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l'Alsace - 30.03.2013

Fondée en 2005, l’Association de lutte contre les discriminations-Alsace (Alda) tiendra son assemblée générale annuelle le 3 avril prochain à Mulhouse. Une AG roborative, à en juger par le bilan que la présidente de l’association, Djamila Sonzogni, et sa directrice, Jacqueline Girardat, tirent toutes deux de l’année 2012.

« Le titre de notre rapport moral, cette année, c’est ‘‘Ça turbine à l’Alda’ ’, annonce d’emblée Djamila Sonzogni. Parce que quand nous avons dressé ce bilan annuel, on s’est dit ‘‘C’est incroyable, comment est-ce qu’on a réussi à faire tout ça ?’’… Nous faisons vraiment face à une augmentation très conséquente des sollicitations, un vrai boum ! Rien que l’an passé, nous avons suivi une soixantaine de dossiers avec une seule salariée et quatre ou cinq bénévoles vraiment investis, alors que notre but est d’abord de faire du qualitatif. Nous sommes la seule association qui suivons les victimes de A à Z, jusqu’en justice s’il le faut – et un dossier peut durer trois ans ou plus ! »

Le cas des Chibanis
Discrimination du fait de la nationalité, de l’ethnie, de la religion, du sexe, de l’orientation sexuelle, d’une grossesse, d’une situation de handicap, de l’apparence physique… etc. : l’Alda (dont l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances demeure le principal financeur), a régulièrement à connaître de tous ces types de méfaits, qu’ils se produisent dans une entreprise privée, ou au sein d’une administration publique.

« Dernièrement, on a beaucoup eu affaire avec les Chibanis [NDLR : c’est-à-dire les vieux travailleurs maghrébins, à qui l’administration refuse le bénéfice de leur retraite, s’ils ne peuvent prouver qu’ils ont passé au moins six mois et un jour en France]. Vraiment, ils sont assez maltraités par l’administration des impôts, reprend Djamila Sonzogni. Elle leur fait sans cesse des tracasseries pour l’obtention de leur avis d’imposition – un document nécessaire à l’ouverture de certains droits, comme la complémentaire santé, l’aide au logement ou l’accession à certaines formes de retraites. Nous avons d’ailleurs écrit à tous les parlementaires alsaciens à ce sujet, qui ont tous répondu. C’est bien el signe qu’eux-mêmes ont été alertés du problème ! »

Des non-réponses
Devoir de confidentialité oblige, les deux femmes ne donneront pas d’autre exemple plus précis, mais elles sont formelles : « Même pour des dossiers ‘‘bétonnés’’, ça coince de plus en plus souvent au niveau de la chaîne du droit. En face, du côté des parquets ou de l’inspection du travail, ce sont de plus en plus des refus de traiter, des non-réponses, des classements sans suite. »

Pourquoi ? Bonne question, merci de l’avoir posée… Elle taraude d’ailleurs Djamila Sonzogni et Jacqueline Girardat, qui se gardent cependant d’y répondre de manière tranchée. « Ce qu’on sait, en revanche, c’est que dans les cas où la personne incriminée reconnaît ses torts, la médiation fonctionne. » Une maigre consolation, mais une consolation tout de même…

Y ALLER Assemblée générale de l’Alda, 3 avril à 18 h 30 au cercle Sainte-Marie de Mulhouse, 44 rue des Franciscains. Entrée libre.

 

 

Association de Lutte contre les Discriminations Alsace - ALDA
23, rue Lambert - 68 100 Mulhouse
03 89 59 50 99 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

SIRET 4840 12075 00012

logounionL’Union Européenne participe au financement de ce projet par le FSE. Ce soutien est à l’origine de la restructuration du site et de la création de nouvelles ressources pratiques en matière de lutte contre les discriminations.